Samedi a eu lieu la version marseillaise de cette manifestation-performance qui a vu le jour à Bruxelles (voir le
projet initial) et qui ici a fait un flop pas du tout retentissant. J'avais décidé d'y participer, je m'attendais à retrouver tout ce que Marseille compte d'artistes fêtard et vernisseur. Mais que nenni, la communication qui pourtant a été assurée par le frac lui même n'a pas été efficace.
Je pense surtout à un manque de clarté quant aux intentions initiales du projet. Dommage que l'on ai pas eu acces au site avant là au moins Laurent d'Ursel (artiste sur la photo) est très clair.
Avant la manif j'ai pu entendre un des intervenant (Stefen Wright) du débat aborder son point de vue avec les rares personnes qui s'étaient déplacées (une dizaine) et leur expliquer qu'il n'y avait aucune ironie dans ce discours et que chaque artiste devait arreter de faire de l'art afin de sortir du système qui de toute manière le recuperait. Cet homme était sérieux de plus il n'est pas belge...
Le problème c'est que pour faire serieux justement et pouvoir importer le projet, "les rencontres place publique" avaient adjoint à l'évènement un débat, qui a de suite plombé l'ambiance. Il se trouve qu'une bonne partie des gens qui sont venus suivre celui-ci prenaient le sujet au pied de la lettre "marre des artistes" et peut etre même "artistes go home" genre "plus de ça chez nous". Il n'y avait que 4 artistes (5 avec l'organisateur) dans la salle et le débat a donc tourné sur les solutions aux problèmes des artistes : 1/ (économiste) trouver de nouveaux débouchés aux produits artistiques, 2/(chercheuse fonctionnaire) aller travailler pour s'autofinancer s'il vous reste du temps 3/ je n'ai pas ecouté la suggestion philosophique au problème 4/ (critique d'art) arreter l'art pour faire quelque chose qui pervertisse vraiment le stystêne (il n'est pas allé jusqu'à suggerer la revolution, dommage) et évidemment la proposition artistique continuer à faire des manifs sur des sujets brûlant mais absurde; genre "rattachement de la France à la corse" pour nous et "rattachement de la belgique au congo" pour nos amis bruxellois....
On aurait pu s'amuser mais il faut croire que les institutions ne parlent pas le belge et et nous avons perdu tout le sel de la proposition dans la traduction...
Il me tarde de savoir comment ça s'est passé à Paris pour l'ouverture de la biennale